Après un moment de perplexité de ma part (lorsque je les attendais devant le tapis à bagages, je leur ai envoyé un message demandant : vous êtes où ? et ils m'ont répondu : on récupère les bagages... alors que je voyais sous mes yeux leurs valises défiler mais d'eux aucune trace... petits blagueurs) ils sont enfin arrivés.
Ca faisait un peu plus de 5 mois qu'on ne s'était pas vus, un record je crois !
Il a fallu récupérer la voiture qu'ils avaient louée... et puis la conduire ! C'est Papa qui s'y est collé en premier, et j'ai fait l'assistant de conduite ("attention t'es trop à gauche, tu vas dans le trottoir!" - "alors au rond-point tu dois céder la priorité à DROITE" - "attention au trottoir !") sur quelques centaines de mètres, le temps qu'ils sortent de l'aéroport.
Puis j'ai récupéré mon van et ils m'ont suivie jusqu'à Adelaide, où ils se sont installés dans leur auberge de jeunesse.
La mission suivante a été de trouver à manger. Midi était largement passé, mais ce n'est pas l'heure qui posait problème, plutôt le fait qu'on se trouvait plus ou moins dans le quartier asiatique d'Adelaide...
On a finalement trouvé un petit resto où on a mangé des petites pizzas, et on a pu, l'estomac serein, se balader un peu dans la ville.
... une ville étrangement déserte pour un samedi après-midi...
Il était 17 heures et tous les magasins fermaient.
Tout fermait, même le Botanic Garden d'où l'on s'est fait presque virer à coup de charmant australien en golfette.
Le soir, on a mangé dans un resto dont Maman se souviendra longtemps.
Un resto, ou plutôt devrais-je dire une cantine ?
Le niveau sonore était incroyablement haut, des australiens joviaux partout qui parlaient plus fort les uns que les autres.
Le lendemain fut consacré à une visite des environs d'Adelaide.
Après que Papa, Maman et Marc m'aient rejoints à Glenelg où j'avais dormi, on a suivi la côte vers le Sud.
Petite séance plage, lors de laquelle Papa, une fois la sieste finie, est allé interviewer les lifeguards locaux.
Et puis, direction l'intérieur des terres vers la McLaren Vallée, région de vins voisine d'Adelaide, pour une bonne balade à travers les vignes (et l'occasion pour Papa de maîtriser la conduite à gauche).
Le lundi, départ d'Adelaide pour Kangaroo Island.
Je m'étais avancée la veille au soir sur la route, et je me suis réveillée ce matin-là à l'aire de camping de Rapid Bay, où j'étais arrivée de nuit.
J'en suis partie de très bonne heure et, pas vue pas prise, je n'ai rien payé...
Me restait une petite demi-heure de route pour arriver à Cape Jervis.
Pas si loin que ça de la McLaren Vale, le paysage était bien différent.
Voici la récompense d'un lever matinal en Australie :
J'ai laissé mon van au parking sur le continent, et après la traversée en ferry vers Kangaroo Island, on s'est installés à l'hôtel à Kingscote, où les parents ont pu changer leur chambre de 3 à 4 personnes pour que je reste avec eux.
Et puis on a roulé vers le sud pour Seal Bay, et cette fois, c'est Maman qui s'y est collée (au volant), avec un beau premier virage sur le côté droit de la route : heuu, Maman, on roule à gauche, hein ?
:)
A Seal Bay, une passerelle de bois nous permettait de descendre vers la plage à travers les dunes, et de nous approcher assez près de toute une colonie de lions de mer (ou otaries, en fait).
Un peu partout dans les dunes et sur la plage, ces messieurs-dames faisaient la sieste après quelques jours à pêcher en mer apparemment.
Ils étaient tellement étalés et immobiles qu'on ne les voyait pas tout de suite.
On a même vu, au moment où on allait partir, une otarie et son petit sortir de l'eau, et quelques instants plus tard, une séance d'allaitement !
Voilà, première fois que je voyais ces animaux en liberté !
Et une petite note d'information : en anglais, sea lion = otarie, et seal = phoque.
La différence entre les deux, c'est que les otaries (lions de mer, sea lions), peuvent se déplacer sur la terre ferme avec leurs nageoires avant bien plus facilement que les phoques, qui se contentent de se trainer sur leur ventre...
Sur le chemin du retour, on a fait un petit détour par Emu Bay, où toute une floppée de pélicans paresseux patientait après des pêcheurs de retour au port.
(je suis fière de cette belle consonance, merci)
A deux pas de Kingscote, on est passés devant un champ de perroquets blancs qui piaillaient, ça faisait un beau boucan.
Le lendemain matin, on est partis vers l'Ouest de l'île pour aller au Flinders Chase National Park.
Sur le chemin, on s'est arrêté à un endroit où on a pu voir des koalas, kangourous et perroquets.
C'étaient aussi mes premiers koalas en liberté. Quand on ne sait pas trop quoi chercher, c'est assez dur à trouver car ils dorment, immobiles, camouflés dans les arbres.
Et puis, comme les otaries, une fois qu'on en a vu un, on voit les autres.
On est ensuite arrivés au parc national, où au bout d'une longue route dans le bush, le Cape de Couedic et les Remarkable Rocks nous attendaient.
Au Cape de Couedic, on a vu en contrebas une colonie de phoques, cette fois-ci.
Aussi courageux que leurs compères de Seal Bay, ceux-ci prenaient le soleil sur la roche.
Et, après ces deux journées riches en découverte de la faune locale, c'est toujours sous le soleil, mais accompagné d'un fort vent froid, qu'on a repris la direction de Penneshaw pour faire la traversée en ferry dans l'autre sens.
Le soir, après un plat de pâtes au van (il y avait tellement de vent que l'eau a mis un temps fou à bouillir, et les pâtes un temps record à refroidir... ils doivent en garder un excellent souvenir j'en suis sûre!), les parents et Marc sont partis pour leur étape suivante, Victor Harbour, tandis que je passais la nuit là.
Je les ai rejoints le lendemain matin, mercredi, et on a remonté un peu la côte avant de s'arrêter à Goolwa Beach pour une petite séance de plage et pique-nique.
Après le repas, on a repris la route, qui était ce jour-là la plus longue de toutes leurs étapes.
Lors d'une pause près d'un lac salé rose...
... un couple de français en détresse est venu nous appeler à l'aide.
Leur voiture de location était en train de s'enliser !
Une heure et bien d'autres paires de mains plus tard, leur voiture avait regagné la terre ferme, et on repartait.
Malheureusement, ce contre-temps n'allait pas être le seul de la journée.
La route que nous suivions le long de la côte, soudain, était barrée.
Un pompier qui informait et déviait les gens nous a dit qu'un camion de bétail s'était renversé un peu plus loin, coupant la route, et qu'il fallait soit faire demi-tour, soit rouler sur un bon nombre de kilomètres sur une route non revêtue.
On a opté pour le demi-tour, rejoint du coup l'autoroute qui se déroulait au travers d'un paysage plutôt plus pittoresque que celui de la côte.
Mais on était en retard.
La nuit est arrivée avant qu'on arrive à Coonawarra.
Là encore, le stress de rouler par la nuit fut un peu atténué par un magnifique coucher de soleil sur des vignes.
Enfin, arrivés à pas d'heure à leur hôtel, j'étais cependant bien embêtée : je ne savais pas où dormir.
J'ai fait les yeux suppliants du chat de Shrek à la dame de l'hôtel, qui m'a finalement permis de dormir sur le parking dans mon van, sous réserve de n'en parler à personne...
Le jeudi, pendant que les parents et Marc visitaient les vignobles alentours, la Kirravelle et moi avons avancé tranquillement vers l'étape suivante.
J'ai beaucoup aimé les paysages traversés ce jour-là !
Je suis passée par Mount Gambier, une ville au milieu de nulle part.
Ville dont la caractéristique principale est d'abriter le Blue Lake, un lac d'un bleu intense dans un cratère volcanique.
J'ai retrouvé la côte à Port MacDonnell, où j'ai cru voir des petits pingouins...
... mais non. Je ne sais pas ce que sont ces oiseaux, mais ces traîtres se dandinaient, et ils m'ont fait aller mettre les pieds dans l'eau froide pour les voir de plus près !
(et je partirai d'Australie sans avoir vu de pingouins... snif)
Je suis re-passée dans le Victoria à Nelson, où j'ai fait une petite pause près de la rivière.
Le soir, les parents m'ont rejointe à Warrnambool, où on s'est régalés au Pipies, un excellent et copieux restaurant, qu'à force de chercher on avait bien mérité.
Et puis, il nous fallait prendre des forces, car le lendemain, on attaquait la Great Ocean Road.
Un paysage de falaises ocres tombant dans l'océan, de formations rocheuses originales.
Et puis la route a quitté la côte pour s'enfoncer dans des petites montagnes, il y a eu des lacets, la Kirravelle a tourné et tourné... mais on est tous arrivés sains et saufs à Apollo Bay, où les parents ont découvert leur hôtel en haut d'une grande colline, après 5 kilomètres de route en graviers.
Un petit paradis qu'ils ont tenu à partager avec moi.
Ils sont donc redescendus acheter quelques victuailles, pendant que je faisais ma valise, et on est tous remontés, sauf la Kirravelle qui a sagement passé la nuit en bas de la montagne.
Quelques images de ce petit paradis perché :
(voyez les filles c'était plutôt à un truc comme ça que je m'attendais à Kings Canyon...)
Petite balade à 50 mètres de la maison le lendemain matin... mais que regardent les parents ?
Des kangourous, près des terrains de tennis... Normal !
C'était samedi, après avoir profité de cette petit bulle de luxe, on a continué la Great Ocean Road. La deuxième partie était moins spectaculaire, mais peut-être plus féérique.
La couleur de l'eau était incroyable, d'un bleu turquoise-vert comme il n'y a pas vraiment dans les îles où l'eau est plutôt translucide. Et la couleur de l'eau ne collait pas avec les montagnes proches, ni avec l'air frais, c'était étrange...
On a vu des koalas à Kennett River...
Et après une pause repas-plage à Torquay, on est arrivés le soir à Melbourne sous la pluie.
Le dimanche, il pleuvait encore, on a visité un peu Melbourne avec le tram et le bus gratuit, on a vu un bout de match de cricket auquel on a pas compris grand-chose.
Et le lundi 28 Février, Papa, Maman et Marc sont repartis.
Il pleuvait, et ça faisait tout gris, tout vide.
Je n'ai pas trop aimé Melbourne.
7 jours - 1500 km - 2 états - 5 kangourous
et des tas de koalas, encore plus de perroquets, phoques et otaries
et des tas de koalas, encore plus de perroquets, phoques et otaries
t'es que en février là dans ton récit ??? tu as du retard ma poule ! (t'avais le choix entre "ma poule" et "mon otarie"...).
RépondreSupprimerEncore merci pour ce beau compte rendu !!
Tu as raison d'être contente de ta figure de style à propos des pélicans, ça s'appelle une allitération je crois, et elle est plus originale que les sempiternels serpents qui sifflent...
RépondreSupprimerEt quel dommage qu'à Kenneth River, on n'ait pas vu des kangourous cancaner avec les koalas, ça aurait eu de l'allure aussi.
Suis d'accord avec Emma, beau compte rendu, on a l'impression d'y être!
Emma, poulette (ha, non mais moi aussi hein), mon récit avance à grands pas ! Je PEUX le faire ! ;)
RépondreSupprimerAlors Maman, mes souvenirs étaient défaillants quant à mes cours de lycée ou collège... mais apparemment, sur internet, les avis sont partagés. Une allitération, ce serait quand la consonne répétée serait toujours en début de mot. Et quand elle apparait aussi ailleurs dans le mot, ça serait une consonance.
Bon, j'avoue que j'ai lu ça en fouillant APRES ta remarque... et dans ce cas, comment nomme-t-on la figure de style qui consiste à répéter les voyelles ... ?
Enfin bref, on s'y perd ! Donc objection acceptée :)
(mais peut-être qu'une prof de français pourrait venir confirmer ceci ou cela ?)
:)
Pour les kangourous qui cancaneraient avec les koalas à Kenneth River, ç'aurait été Carrément Cool ;)