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samedi 16 avril 2011

Entre Melbourne et Adélaide, 3ème et dernière fois

Les parents et Marc étaient repartis, il fallait à mon tour que je m'occupe de sortir de Melbourne.

L'après-midi même, j'ai rencontré Hanne, une belge rencontrée via le site internet australien qui met en contact les potentiels covoitureurs.
Après quelques recherches supplémentaires à la bibliothèque et quelques coups de fils, on a rencontré Declan, venu à notre rencontre postuler pour le dernier siège disponible dans le van.
Un gros quart d'heure, et délibération plus tard, Declan était du voyage, et on s'est donnés rendez-vous pour le lendemain matin.


Le 1er Mars, à 10h30, j'ai récupéré Hanne à son backpackers, puis Declan, et nous sommes partis sur la route, direction la Great Ocean Road.



Le temps était bien différent de quand j'avais fait le trajet avec les parents. Il y avait un vent fou, et les nuages s'amoncelaient à l'horizon.



On a fait toute la première partie du trajet, celle avec l'eau vert turquoise, et on s'est arrêtés à l'office du tourisme d'Apollo Bay pour connaître les possibilités de camping gratuit à proximité.

On nous a dirigés vers Cape Otway dans le Great Otway National Park, où se trouvait un camping au bout de 6 kilomètres de route en gravier.
Sur le chemin soudain, on voit une famille qui nous fait signe de ralentir : mais que se passe-t-il ?

Je freine, et sous notre nez, un koala traverse la route...


A partir de là, on a regardé dans les arbres, et ce fut à chaque arbre un : "there !" "oh, over there" "this one is climbing !"
(et oui, le voyage avec une belge flamande et un irlandais... ben ça parlait anglais hein...)



Il y avait des koalas partout, on était à Koala Land.

La gravel road, 6 kilomètres à 25 km/h, parut très longue. D'autant qu'on ne voyait plus de koalas. On les imaginait s'étant tous rassemblés à l'arrivée, nous accueillant avec une grande banderole :"Welcome to Cape Otway !"

Mais je divague...
A l'arrivée, on a trouvé un camping simple avec toilettes sèches, tout près de la plage.

Mais la plage, on n'y pensait même pas tellement on avait froid !


session réchauffage pendant que les pâtes cuisent

On s'est installés pour la nuit, Hanne et Declan chacun avec leur tente, et moi tranquille dans le van.



Le lendemain, le jour s'est levé sous un ciel couvert, mais par chance, il n'avait pas plu pendant la nuit.
On a attaqué, sous les bourrasques, la seconde partie de la GOR.











Avec le temps menaçant et l'océan déchaîné, cela avait un autre charme.

Après une pause repas à Port Campbell, où des malheureux avaient du jeter 3 miettes à des mouettes...


... on a poursuivi la route jusqu'à Warrnambool, où sur les conseils de l'office de tourisme, on est allés prendre une douche bien chaude à la piscine.
Oui, ici c'est possible : tu veux pas aller faire des longueurs mais juste prendre une douche ? C'est juste moins cher.

Et puis on a voulu aller voir les Grampians, massif montagneux situé au Nord.
Sur la route, le soleil baissant à l'horizon, on s'est encore arrêtés à un point d'information où la dame nous a dit qu'il n'y avait pas de camping gratuit à la ronde, mais que dans tel village, près du lac, on pouvait s'arrêter pour la nuit et repartir tôt le lendemain, ou dans tel autre, ça se faisait de camper à côté du terrain de footy.


On a tenté notre chance à Moyston, et on est arrivés à l'heure de l'entraînement.
Un barbu, la face rouge, la bière à la main, des bottes et un chapeau de cow-boy, nous a dit pas de problème, posez-vous où vous voulez.

On a donc installé le camp dans un cadre très agréable.



Plus tard, comme on finissait de manger, le barbu est venu nous voir pour nous proposer de venir boire des bières au club de foot, ce qu'on a fait.
Pour amorcer un bout de conversation, Hanne a dit "So, you all live in this tiny village ?", question reçue par des sourires narquois et une réponse : "Tiny village ? Yeah we all live in this small town"... (ne pas vexer l'Australien, hein ;) )



Eux, c'étaient de vrais Australiens de la campagne. Ils avaient un accent terriblement dur à comprendre...

Après une bonne nuit de sommeil, nous voilà au Grampians National Park, où par chance des récentes pluies et tempêtes avaient contraint les rangers à fermer certaines routes et de nombreux chemins de randonnée.

De randonnée, il n'y en avait donc qu'une d'ouverte, qu'on a faite.
Au bout de presque une heure de grimpette, je leur ai annoncé que je redescendais, et qu'on se retrouverait en bas.

J'étais quand même montée bien haut, et le paysage était pas mal.



En redescendant, tout d'un coup, un bruit dans les fourrés, et un kangourou a traversé le chemin quelques mètres à peine devant moi.

Du coup, toute contente, j'ai raconté ça aux personnes suivantes que j'ai croisées, et qui m'ont dit : ah, oui, mais en bas, à gauche, y en a un champ entier !

Ah, ok...

Une fois que Declan et Hanne sont revenus, on est allés les voir.



Un petit tétait ou faisait la sieste, je ne sais pas trop, et dans le champ d'à côté, des émeus broutaient.



Vive l'Australie :)

Après les Grampians, l'étape suivante, c'était Adelaide, alors on a pris l'autoroute et on a tracé.
On a traversé des nuages de sauterelles (mais vraiment, c'était impressionnant, et j'avais peur pour le radiateur du van).

Et puis on a vu des gens qui déménageait :


Vive l'Australie !

Le jeudi soir, on a dormi à nouveau près d'un terrain de sport, sur les bons conseils du gérant du camping d'à côté, où on était allés se renseigner pour les prix...

Et le vendredi matin, on est arrivés à Adelaide, où j'ai déposé Hanne et Declan dans les backpackers qu'ils avaient contactés.

Et je suis retournée à Glenelg.
J'y avais mes repères, et on ne change pas une équipe qui gagne, pas vrai ?



Il faisait un temps superbe, une chaleur incroyable, et la plage était déserte (vive l'Australie).

Les moustiques étaient de sortie.

et ceux qui se sont aventurés dans la Kirravelle ont mal fini...

Le soir, pendant que j'attendais tranquillement que la nuit tombe pour aller me garer discrètement, un ranger est venu me voir pour dire que je ne pouvais pas dormir là.

Et puis il a regardé ma plaque d'immatriculation, et il a dit : "je vous ai déjà vue par là non ?"
Et donc on a discuté un moment, de mon voyage, comment je trouvais l'Australie, de lui qui était allé en Europe avant, et il a fini par me dire que s'il venait me déloger de là, c'est parce que les voisins risquaient de téléphoner et qu'il devrait me mettre une amende, mais que si je voulais être tranquille je pouvais aller me garer dans une petite rue derrière au milieu des autres voitures.
Stratégie que j'avais déjà élaborée, mais c'est toujours sympas de se l'entendre confirmer, en plus de la part de celui qui colle les amendes... (vive l'Australie !)


Lever de soleil du lendemain matin


Et puis je me suis mise en quête d'autres compagnons de voyage pour poursuivre jusqu'à Perth.
J'ai eu un rendez-vous avec une fille du Guatemala, que j'ai retrouvée l'après-midi en centre-ville, après une séance de plage le matin.



Et là, surprise !



Adelaide, déserte lors de la visite avec les parents et Marc, fourmillait.



Il y avait plusieurs festivals en cours, apparemment, et puis c'était samedi.













J'ai rencontré la fille, qui n'a pas paru très vivante, donc je suis rentrée et ai repris mes recherches.


Le problème, c'est qu'Adelaide, à part les festivals en cours, ça ne bouge pas beaucoup.
Je n'ai pas trouvé beaucoup de demandes sur internet.
Sauf celle d'un couple de français.

J'ai pris contact avec eux, les ai rencontré le sur-lendemain, ai exposé mon projet de route, sur lequel ils ont été d'accord, et les conditions de partage des frais, pour lesquelles ils ont été d'accord aussi (mais la prochaine fois je ferai signer un papier), et on est partis le jour encore après.


Coucher de soleil à Glenelg


Je veux une voiture comme ça quand je rentre,
pour rouler au bord de l'océan ou dans la campagne cheveux au vent.




4 jours - 1000 km - 2 états - 2 émeus - un champ de kangourous - une forêt de koalas
- une maison qui bouge - et une équipe de joueurs de footy


2 commentaires:

  1. Ca alors, il y a TOUS CES GENS à Adelaide? On n'aurait pas cru... En tout cas, ils ont l'air tout calme, pas du genre à brailler comme des malades en mangeant au resto le samedi soir!

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  2. Hihi, c'est vrai que c'est l'unique fois où j'ai vu ça, ce resto-là.... D'ordinaire les gens sont plutôt disciplinés, ils ne parlent pas tous en même temps...

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