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samedi 23 juin 2012

Fraser Island

On arrivait donc près de Fraser Island.
C'était le 11 Juillet, le jour se faisait vieux. Comme l'île est un parc national, l'accès en est réglementé et la traversée en ferry payante, ainsi que le permis pour y circuler en véhicule, et le droit d'y camper.

Aussi, on a décidé d'attendre le lendemain, et de se présenter au ferry au plus tôt pour rentabiliser les divers permis.
On s'est seulement rendus à Rainbow Beach, la petite ville la plus proche, où l'on pouvait s'enregistrer et obtenir les autorisations nécessaires. On nous a également remis une brochure, qui décrivait l'île, les choses à voir, les consignes de sécurité par rapport à la circulation sur la plage, dans le sable, par rapport aux marées, et aux dingos, ces chiens sauvages australiens.
(clic voilà la brochure)

Ensuite, on est revenus un peu sur nos pas pour trouver une aire de repos indiquée sur notre atlas.
En fait d'aire de repos, à l'endroit où elle était indiquée, on a trouvé une petite boutique de bord de route, avec deux pompes à essence. Il y avait bien un carré d'herbe sur le côté, avec une voiture et une caravane, mais il y avait aussi tout à côté un champ avec un cheval, et ça ressemblait plutôt à une propriété privée.
Pendant qu'on se posait ces questions, un gars est sorti de la boutique, nous a dit bonjour avec un grand sourire, et on en a profité pour lui demander si on pouvait camper là. Il a répondu, oui bien sûr, nous a indiqué le bloc de toilettes, et nous a demandé si on aurait besoin de bois pour faire du feu.
Et puis, il nous a guidés vers un endroit approprié.

C'était super.

Pour le remercier, Liam lui a demandé s'il pouvait l'aider à quelque chose, et il s'est retrouvé à couper et dégager les branches mortes des arbres.
Pendant ce temps, j'installais le campement.

La nuit est tombée, on a fait griller des toasts au-dessus du brasero où brûlait un bon petit feu. La nuit fut fraîche.


Le lendemain matin, on a vite plié la tente, bien qu'elle ait été plein de rosée.
Un dernier coup d’œil à l'endroit, où l'on avait été excellemment accueillis, et on a bougé.


Direction Inskip Point, le bout de la péninsule, là d'où partait le ferry.
Là, ça commence.

Au bout de 10 mètres sur la plage, le 4x4 tressaute. Le sable est profond et bien moelleux.
On est en train de s'ensabler, alors on s'arrête tout de suite, et on dégonfle les pneus.
Après, ça va beaucoup mieux.


On s'avance sur la plage.
Le ferry n'est pas encore là, alors on l'attend, pendant que d'autres essaient de repartir, mais sont un peu ensablés.


On est prêts pour l'aventure, je sautille sur place.
En fait, Inskip Point, c'est une péninsule, limite presqu'île de sable.
Derrière le 4x4, là, les arbres que l'on voit abritent la route qui mène au continent.


Et puis le ferry arrive, et on s'approche du rivage.


Après une courte traversée d'une dizaine de minutes, nous voilà sur Fraser Island.

Et là, c'est trop bizarre.
On est sur la plage, il n'y a aucune route en vue, c'est les vacances, et tout d'un coup les 4x4 qui étaient avec nous sur le ferry se mettent à tracer d'un côté.
Bon, ok, en regardant la carte, on ne pouvait aller que de ce côté-là, la côte Est.
Mais pas la peine de speeder, si ?

Au final, on a fait pareil, en respectant cependant les limitations de vitesse indiquées sur le bord de la plage (surréaliste...).

Et on avançait, à belle allure, droit devant sur la plage qui paraissait sans fin, croisant de temps à autre des caravanes de 4x4.


Finalement, l'île est quand même bien grande. A son plus large, elle approche les 25 kilomètres, mais en longueur elle en compte 120.


C'est quand même une expérience étrange que de rouler sur la plage.
Comme si une liberté soudaine nous était donnée, et qu'on était pas bien sûr d'en avoir vraiment le droit.
Mais si. C'est assez grisant, et c'est tout à fait agréable.


Ça pourrait être monotone, mais il faut déjouer les multiples pièges que le sable réserve : les petites dunes qui font s'envoler, ou les petits ruisseaux qui se creusent un passage parfois abrupt en travers de la plage... Il faut aussi être attentif aux animaux.

Ainsi, ce premier dingo, tranquillement allongé en plein passage, au milieu de la plage :


A mi-hauteur de l'île, on est arrivés devant l'épave du SS Maheno, un bateau de ligne de luxe construit en 1905 qui faisait le lien entre Australie et Nouvelle Zélande. Pendant la 1ère Guerre Mondiale, il a servi comme bateau hôpital en Méditerranée et dans la Manche.
En 1935, vendu à la casse, il était remorqué vers son cimetière japonais lorsqu'un violent cyclone rompît le câble du remorqueur, et il dériva jusqu'à s'échouer sur Fraser Island.
Pendant la 2ème Guerre Mondiale, il servit de cible pour l'entrainement au bombardement.

Voilà pour la petite page d'histoire...
Maintenant, la visite !


Enfin, on reste juste autour...
C'est une imposante et belle épave, toute rouillée et incrustée de coquillages, devant laquelle il est intéressant de pique-niquer, en observant les cars 4x4 de touristes déverser leur flot de fourmis.


Fraser Island, c'est la grande aventure pour les touristes, mais les Australiens, je crois qu'ils viennent juste là en weekend pêche.


Et tout à coup, lancés sur cette autoroute de sable, on se retrouve face à face avec ... des avions !


Et oui, non non, ce n'est pas une hallucination, la plage est également une piste d'atterrissage.


Joli spectacle, que j'apprécie pleinement.
L'avion, ça a beau pas être ma passion, ça évoque quand même un peu l'évasion, et ici d'autant plus !


Le sable a beau être assez dur pour permettre aux avions de décoller, par endroits, ça se complique.
A un endroit de la côte, il n'y a plus de plage et l'on doit prendre un chemin pour couper par l'intérieur quelques petits kilomètres, et se retrouver ensuite sur la côte Nord-Est.

Là, à l'entrée du chemin, on observe quelques 4x4 arrêtés, alors on a attendu notre tour en regardant comment ça se passait.
Puis on a imité : prise d'élan, on se lance.

Et là : ensablement.
C'était mon premier, et c'est assez impressionnant, de voir le dessous du 4x4 à quelques petits centimètres du sable, et les roues qui semblent bien enfouies.


Mais il y avait donc pas mal de gens dans le coin, et quatre ou cinq gars sont venus nous pousser en arrière, que l'on retente le coup. Ils nous ont conseillé de partir du plus loin possible sur la plage et d'aller vite.

Deuxième essai, deuxième ensablement. Deuxième repoussage, accompagné de nouveaux conseils plus insistants : il ne faut pas hésiter à vraiment foncer, et attention, la troisième, c'est la bonne, sinon on ne passe plus...
C'était dit.

On s'est donc lancés pour la troisième fois :



Et ce fut donc la bonne.
Après quelques dizaines de mètres, le sable s'est fait moins mouvant, et si on s'est fait quelques frayeurs sur la suite de la piste, ce n'était rien comparé aux ensablements.

En rejoignant la côte, on a trouvé un coin très sympa, une jolie plage.


C'était joli, c'était calme, c'était Waddy Point, et on a décidé de se poser là pour l'après-midi.




Malgré les insistantes mentions, dans la brochure qu'on nous avait donnée et dans mon guide, de baignade très fortement déconseillée pour cause d'eaux infestées de requins mangeurs d'hommes, Liam a décidé qu'il irait surfer.
Parce que lui, ne voulait pas de mal au requin, et il savait que le requin le comprendrait et l'épargnerait. Parce qu'il est l'ami du requin, et donc le requin est son ami.
Fool.


Ce qui est pénible, c'est qu'il a beau savoir nager, il a beau être un grand garçon, j'avais beau être en vacances, il fallait que je le surveille. Je veux dire, j'ai pas encore fait d'enfant moi, à la plage, je devrais pouvoir bouquiner tranquillou.
Et bien non.

Il fallait que je le surveille, que je guette les alentours pour repérer d'éventuels ailerons, histoire de le prévenir au cas où, et si jamais il se faisait bouffer, il fallait bien que je le voie. Je veux dire, plutôt que d'attendre son retour pendant des heures et des heures inutiles, alors qu'il aurait déjà été pâtée de requin, j'aurais ainsi pu savoir que je pouvais partir.
Parce que ces surfeurs, on sait quand ils vont à l'eau, mais on sait pas vraiment quand ils reviennent, on sait pas vraiment s'ils sont toujours là ou si l'eau était plus verte un peu plus loin.


Donc il fallait le surveiller.
Avec le soleil déclinant en pleine poire.
C'était même pas drôle.

M'enfin, malgré ses airs, il est pas resté très longtemps dans l'eau parce qu'il s'est coupé le pied sur des rochers, là :


Là, il a finalement du se dire que le requin n'était peut-être pas son ami, et il est vite sorti.


J'ai envie de dire : bien entendu, il n'y a pas eu de requin.

Sauf qu'en sortant de l'eau, Liam a parlé avec quelques pêcheurs qui lui ont appris qu'il y a quelques années sur cette plage, une baleine s'était échouée et était restée un certain temps à pourrir là, et l'odeur avait attiré des requins, qui tournaient alors tous les jours dans la baie.
Depuis, ils étaient restés habitués du coin, les requins, à se pointer de temps en temps.

C'est bien ce que je disais : fool !



Du coup, il s'est rabattu sur la pêche.
Et moi, sur mon livre.

Et puis déjà (il faut dire que le temps passe vite, à lire ou à pêcher), la fin de l'après-midi était là.
Il fallait aller trouver une aire de camping. On avait pris un permis pour camper sur la plage, mais ce n'est pas possible de se poser n'importe où, puisque la plage est une voie de circulation.
A certains endroits, il est indiqué par des panneaux que l'on entre dans une zone de camping, et puisque l'on a la mer à droite, les aires de camping se situent à gauche, juste hors de la plage où l'on circule. On avait vu ça plus tôt sur la côte Est.


On est donc partis dans le soleil couchant, en quête d'une place.


La marée était maintenant haute et par endroits, il s'avérait difficile de ne pas rouler dans l'eau, par endroits il fallait attendre pour passer entre deux vagues.
En plus de ça, le jour déclinait à toute allure, et à mesure que l'on se dirigeait vers les campements, on se dirigeait aussi de plus en plus vers des fumées noires... des feux contrôlés, oui mais quand même. Il y a plus rassurant.

On a fini par arriver sur une zone de camping, où il y avait déjà une place occupée.
On s'est mis un peu à l'écart d'eux, et on a commencé à s'installer, mais nos voisins, 3 australiens, sont venus nous saluer et surtout nous avertir que des rangers étaient passés les informer que, pendant la nuit à cet endroit, ça allait brûler. Il fallait donc être vigilant, ne pas se poser trop près de la végétation, et être prêt à évacuer en urgence au besoin.

Intéressant.
Mais il faisait nuit et on ne pouvait plus bouger d'endroit.

Alors, au lieu de mettre la tente sur le toit, comme on avait pensé faire pour se protéger des dingos, on a préféré y laisser tout le chargement de planches de surf bien arrimé, et s'installer sur le sol. Si le feu s'approchait, il nous serait plus vite fait de sortir de la tente et de s'échapper en l'abandonnant. Ce serait une moindre perte que les surfs.

On a donc dressé le camp, et mangé.
Les autraliens sont revenus nous voir en proposant de se joindre à eux pour boire un coup, pour les 30 ans d'un des 3, alors on s'est laissés faire.

Leur campement... était impressionnant.
Ils avaient chacun une grande tente, et quand je dis grande, pour nous campeurs français, ça correspond à une tente familiale, dans laquelle on peut tenir debout, à armatures rigides. De bonnes grosses tentes. Chacun la sienne.
(Y en a un qui nous a montré qu'un dingo avait déchiré la sienne pour y entrer...)

Et au milieu, ils avaient monté une sorte de chapiteau de réception, juste un toit histoire d'être à l'abri, mais immense. Dessous, ils avaient la cuisine. Oubliez le petit camping-gaz, il y avait toute une usine à gaz. Genre, le barbecue, plus deux feux, et l'un des trois mecs était en train de cuisiner un festin.
Il y avait aussi sous ce chapiteau une grande table, des chaises, 3 grosses malles qui en fait étaient des garde-manger (et l'une était en fait une cave...).

Impressionnant.
Et tout ça avait tenu dans un pick-up avec remorque.

On a donc bu un coup, discuté avec eux, bu un deuxième coup, la bière a commencé à monter à la tête... et tout d'un coup, le feu était là.

Il s'était approché lentement sans que l'on s'en rende compte, et maintenant il était proche. Assez loin quand même pour que l'on soit en sécurité, mais assez près pour qu'on le voie bien, et que les soudaines enflammées d'arbustes, comme de petits feux d'artifice, puissent vaguement nous inquiéter, ou nous fasciner...

Celui dont c'était l'anniversaire était pas mal atteint par l'alcool, et voulait faire je ne sais plus quelle couennerie, dont on a fini par le dissuader à force de techniques de diversion.
C'était une bonne soirée, un bon souvenir.

On a fini par aller se coucher quand leur repas a été prêt.

- - -

Maintenant, avant de continuer plus loin, un mot sur les dingos.
Ce sont donc des chiens sauvages. Retenir surtout sauvages.
 Dans la brochure spéciale dingos, on nous précisait que ce sont des prédateurs et bien entendu qu'il ne faut pas les nourrir, (qu'ils parcourent jusqu'à 40 km par jour : du muscle, du muscle, et du muscle), qu'ils ont une hiérarchie...
On nous disait aussi qu'à force de voir des humains, ils s'y sont habitués et n'en ont plus peur, et qu'il leur arrive de les poursuivre pour voler de la nourriture. Et qu'ils attaquent les humains, ayant notamment déjà tué des enfants.

D'où, un certain nombre de consignes :
- toujours rester très proche des enfants, même des jeunes ados,
- marcher en groupes,
- ne jamais laisser un enfant dormir dans une tente sans adulte (certaines zones de camping spéciales sont grillagées),
- toujours bien fermer les ouvertures, de jour comme de nuit,
- cacher ou mettre hors de portée (dans les véhicules, dans des glacières) toute la nourriture ainsi que les déchets, et laisser propre son campement : on nous indique que les tentes ne comptent pas, le dingos attirés par l'odeur les déchirent pour la nourriture qui s'y trouve ...

De même, des consignes sont données si jamais on se sent menacé par un dingo :
- il faut se tenir de toute sa taille bien droit,                (jusque là, ...)
- lui faire face, ou si à plusieurs, se tenir dos à dos     (... tout va bien)
- croiser ses bras et garder le contact visuel,               (intimidation)
- posément battre en retraite et calmement appeler à l'aide. (facile. facile.)
- surtout ne pas courir ou agiter les bras                      (même si ça démange)

Si on est attaqué par un dingo :
- il faut se défendre de manière agressive, vous luttez pour votre vie    (c'est la brochure qui le dit)
- frapper le dingo avec un objet, bâton, sac à dos, manteau...

- - -

Voilà voilà voilà.

Maintenant que vous avez fait connaissance avec le dingo, cet animal docile et aimant, je peux continuer.

Nous sommes donc allés nous coucher, dans la tente sur le sol au milieu du feu.
Bonne nuit les petits. Heureusement, on avait un peu bu.

Au milieu de la nuit, des bruits de pas autour de nous, un bruit de frottement sur la toile de tente... Je me réveille, Liam est aussi réveillé, on flippe un peu, on comprend que ça doit être un dingo, on le sssshhhhh !, il continue, alors j'attrape ma botte au pied du lit et je la balance à pleine vitesse contre la toile de tente, là où j'analyse brumeusement que l'animal se trouve.
Plus de bruit, l'animal a fui.
Liam me dit, bien joué, et brumeusement je suis un peu fière de moi, et me rendors aussitôt.

Plus tard, même chose. Grognements en prime.
J'ai à peine le temps d'émerger que Liam se met à aboyer quelques coups comme un grand malade.
Plus de bruit.
Liam est sans conteste le chef de la meute, l'animal a fui.

Le reste de la nuit fut paisible.


Au matin, on retourne à Waddy Point après avoir salué les australiens, bien matinaux pour un lendemain de bringue comme ils avaient fait, qui partaient pêcher.
Liam, je ne sais trop pourquoi, ayant voulu plier le camp à toute vitesse, je me retrouve sur la plage en pyjama.


Petit déjeuner, réveil du cerveau, passage en mode "jour" et je le rejoins à la pêche.

Il a déjà une victime :


Je prends la canne, les appâts de plastique pour ne pas avoir les mains qui sentent (j'ai déjà donné, merci), et je me lance.


C'est sympa, la pêche, en fait.

C'est pas si chiant que ça, il y a ce petit coup d'adrénaline quand on sent une résistance au bout du fil.
Souvent, c'est l'appât qui est coincé entre deux rochers, ou accroché à une aspérité du fond, mais ça peut aussi bien être un poisson. On ne sait jamais.

Oui, en fait, c'est ça, on ne sait jamais.



Dans l'eau tout près, il y avait aussi de belles raies qui nageaient.





Et puis, on a pris le chemin du retour.
Liam ne tenait pas à passer une autre nuit ici, il semblait pressé de partir.

On est repassé par le chemin de sable mou.
Y avait la queue, même dans le sens du retour.


On connaissait l'astuce, et on est passés sans problèmes, mais ensuite, on s'est arrêtés pour assister un peu au spectacle, et filer un coup de main (enfin moi, avec mes petits bras, pas trop...).

Y avait des 4x4 ensablés, des remorques à bateau, qu'il fallait treuiller séparément des 4x4 sinon elles les ensablaient...



Et puis, y a l'équipe de jeunes à 4x4 qui est arrivée, tous à la file, et tous à la file ils se sont ensablés, et les australiens les regardaient pousser en se marrant et en leur lançant des conseils.

Et là-dessus, y a le gros camion qui est arrivé.
Si vous avez 5 minutes à perdre, regardez la vidéo.




A Fraser Island, les bus de touristes ils sont comme ça, sur échasses, et eux ils passent partout sans se poser de questions :


Et puis finalement, tout s'est débloqué, les 4x4 des jeunes et le camion ont passé l'endroit critique.


Alors, après que Liam ait treuillé une dernière fois un 4x4 ensablé, on a repris la route plage.


On a revu un avion, on a re-passé l'épave.


On a re-roulé comme des fous sur le sable.


Avec des petites pauses photo.



On a essayé de s'envoler sur les bosses de sable...




On a roulé comme des fous pour aller plus vite que la marée qui menaçait de nous couper la plage, et on est arrivés au ferry, un des derniers de la journée.


On a quitté Fraser Island, j'avoue avec quelque regret en ce qui me concerne.
C'était vraiment un truc un peu fou, ces deux jours. Une aventure.



On a débarqué sur Inskip Point, le continent, et on a retrouvé la vie réelle.
C'était fini.


(mais je vous laisse rêver encore un peu jusqu'au prochain post)


2 commentaires:

  1. c'est un de mes articles préférés !!
    j'ai adoré ce passage "Parce que lui, ne voulait pas de mal au requin, et il savait que le requin le comprendrait et l'épargnerait. Parce qu'il est l'ami du requin, et donc le requin est son ami." hahah.

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